Réglementation ULM
1 - Règle de l'air
1.1 Application des règles de l'air :Le pilote commandant de bord d'un aéronef, qu'il tienne ou non les commandes, est responsable de l'application des règles de l'air à la conduite de son aéronef ; toutefois, il peut déroger à ces règles s'il le juge absolument nécessaire pour des motifs de sécurité. 1.2 Règle de la semi circulaire:Pour éviter les abordages en vol, tous les aéronefs volant dans une même direction (dans un secteur de 180°) seront à une altitude espacée de 1000 ft par rapport aux autres aéronefs se déplaçant dans la direction opposée.Cette règle ne s'applique qu'au-dessus de 3000 ft/sol et en espace aérien non contrôlé, vous devez voler en niveau de vol (FL) et adopter la règle semi-circulaire en fonction de votre route magnétique :Niveau Impair +5 pour une route entre le 000° et 179° (vers l'Italie).Niveau Pair +5 pour une route entre le 180° et 359° (vers le Portugal). Les niveaux impair sont donc : FL35, FL55, FL75, FL95Les niveaux pair sont donc : FL45, FL65, FL85, FL105 1.3 Priorités en vol et à l'atterrissage, et évitements :Lorsque deux aéronefs se trouvant à peu près au même niveau suivent des routes convergentes, celui qui voit l'autre à sa droite s'en écarte.Toutefois :a) les aérodynes motopropulsés cèdent le passage aux dirigeables, aux planeurs et aux ballons ;b) les dirigeables cèdent le passage aux planeurs et aux ballons ;c) les planeurs cèdent le passage aux ballons ;d) les aéronefs motopropulsés cèdent le passage aux aéronefs qui sont vus remorquant d'autres aéronefs ou objets. Si en vol, un aéronef plus rapide vous dépasse, vous maintenez votre cap et votre altitude, l'aéronef vous dépassera par la droite (vous ne changez pas votre trajectoire car vous êtes prioritaire). A l'atterrissage, la priorité revient aux aéronefs en vol par rapport au aéronef au sol.Au décollage, un aéronef qui cède le passage aux aéronefs qui décollent ou sont sur le point de décoller.
Notez qu'un aéronef qui s'est déclaré en état d'urgence a la priorité sur tous les autres.1.4 Hauteur de survol :Hauteurs réglementaires:50 m (150 ft): simulacre atterrissage avec instructeur300 m (1000 ft): vent arrière aérodrome - autoroute - parc ou réserve naturelle -cercle blanc dans carré rouge-500 m (1600 ft): agglomération inférieure à 1200 m - rassemblement de personnes ou d'animaux - rassemblement de pers. en plein air (plage)1000 m (3300 ft): agglomération entre 1200 m et 3600 m - rassemblement supérieur à 10.000 personnes1500 m (5000 ft): agglomération supérieure à 3600 m - rassemblement supérieur à 100.000 personnesHauteur minimale de vol en VFR:Sauf pour les besoins du décollage et de l'atterrissage, ou sauf autorisation des autorités compétentes, aucun vol VFR n'est effectué :a) au-dessus des zones à forte densité des villes ou autres agglomérations ou de rassemblements de personnes en plein air à moins de 1 000 ft au-dessus de l'obstacle le plus élevé situé dans un rayon de 600 m autour de l'aéronef.b) ailleurs qu'aux endroits spécifiés en a), à une hauteur inférieure à 500 ft au-dessus du sol ou de l'eau, toutefois:- dans le cadre d'un vol d'instruction en avion, cette hauteur est ramenée à 150 ft pour les entraînements aux atterrissages forcés
.5 Classe d'espace et espace contrôlé/non-contrôlé :Les classes d'espace permettent de définir des conditions de pénétration dans certains espaces et les services de la circulation aérienne qui y sont rendus.Dans la réglementation, on dispose de 7 espaces différents, dont 5 sont contrôlés (A, B, C, D et E).G et F sont des espaces non contrôlés.Notez que la classe F en France n'est pas utilisée (espace non contrôlé à service consultatif).La classe A est réservée aux aéronefs contrôlés évoluant aux règles de vols aux instruments.Les classes B, C et D nécessitent une autorisation pour y évoluer.La classe E ne nécessite pas d'autorisation, mais on peut fait une demande pour être pris en charge par le contrôle aérien si on le souhaite.En espace aérien contrôlé, les services de la circulation aérienne proposent, suivant le niveau de contrôle, de fournir une aide pour assurer la sécurité des vols : la séparation de trafic et/ou l'information de trafic.En espace aérien non contrôlé, seul le service d'information de vol et le service d'alerte sont dispensés par les organismes de la circulation aérienne.La classe d'espace A est (en principe) interdire aux VFR (il existe parfois des dérogations). Dans les autres espaces, on distingue au niveau du service fournit par le contrôle, l'espacement et l'information de vol :- pour la séparation (l'espacement), le contrôleur vous donne des ordres pour éviter les autres aéronefs (caps, niveau, vitesse)- pour l'information de vol, le contrôleur vous fournit des éléments sur la position des autres trafics, c'est à vous d'assurer l'évitement.



2 - Législation et réglementation des licences
2.1 Les classes d'ULM et la licence de pilote ULM :Pour obtenir le brevet de pilote ULM, quelle que soit la classe concernée, il faut :- Avoir 15 ans révolus ;- Être titulaire du certificat théorique commun de pilote d'ULM, délivré par l'Aviation Civile.L'examen théorique :- 60 questions (QCM) vous sont posées.- Vous disposez de 1h30 pour y répondre.- Vous devez obtenir un taux de réussite de 75% pour obtenir le théorique de pilote d'ULM (ULM-T)- Vous devez obtenir un taux de réussite de 90% si vous voulez obtenir le théorique d'instructeur de pilotes ULM (I ULM-T).L'examen pratique :Vous devez avoir satisfait, auprès d'un instructeur de la classe correspondante, à :- Une épreuve au sol (Contrôle des connaissances théoriques de la classe d'ULM pratiquée).- Une épreuve en vol (Vérification des procédures et de l'aptitude à piloter un ULM en toute sécurité. Peut se réaliser en contrôle continu, ou par un vol spécifique).Ces épreuves sont spécifiques à la classe d'ULM choisie. L'instructeur établit les différentes attestations, qui seront exigées par la DSAC de rattachement, pour la délivrance du brevet de pilote.Condition médicale :Vous devez être en possession d'un certificat médical de non-contre-indication au pilotage d'ULM, c'est un document attestant l'absence de contre-indication à la pratique de l'ULM. II ne s'agit en aucun cas d'une visite médicale aéronautique et tous les docteurs en médecine en activité dans la Communauté Européenne ou en Suisse, en particulier votre médecin de famille, sont habilités à établir ce certificat.LES ULM :Il existe 6 classes d'ULM :CLASSE 1 : Le paramoteurUn ULM paramoteur est un aéronef sus-tenté par une voilure souple, de type parachute. Il répond aux conditions tech-niques suivantes :- La puissance maximale continue est inférieure ou égale à 60 kW pour les monoplaces et à 75 kW pour les biplaces.- La masse maximale est inférieure ou égale à 300 kg pour les monoplaces et à 450 kg pour les biplaces. Ces masses peuvent être augmentées de 15 kg dans le cas d'un paramoteur monoplace équipé d'un parachute de secours ou de 25 kg dans le cas d'un paramoteur biplace équipé d'un parachute de secours. CLASSE 2 : Le pendulaireUn ULM pendulaire est un aéronef sustenté par une voilure rigide sous laquelle est généralement accroché un chariot motorisé. Il répond aux conditions techniques suivantes :- La puissance maximale continue est inférieure ou égale à 60 kW pour les monoplaces et à 75 kW pour les biplaces.- La masse maximale est inférieure ou égale à 300 kg pour les monoplaces et à 450 kg pour les biplaces. Ces masses peuvent être augmentées de 15 kg (mono) ou 25kg (bi) dans le cas où l'ULM est équipé d'un parachute de secours et de 30 kg (mono) ou 45 kg (bi) dans le cas ou l'ULM est destiné à être exploité sur l'eau (ces masses sont cumulables).- La vitesse de décrochage est inférieure ou égale à 65 km/h.CLASSE 3 : Le multiaxeUn ULM multiaxe est un aéronef sustenté par une voilure fixe. Il répond aux conditions techniques suivantes :- La puissance maximale continue est inférieure ou égale à 65 kW pour les monoplaces et à 80 kW pour les biplaces.- La masse maximale est inférieure ou égale à 330 kg pour un monoplace et à 500 kg pour un biplace ; ces masses peuvent être augmentées de 15 kg dans le cas d'un ULM multiaxe monoplace équipé d'un parachute de secours ou de 25 kg dans le cas d'un ULM multiaxe biplace équipé d'un parachute de secours, et de 30 kg dans le cas d'un ULM multiaxe monoplace destiné à être exploité sur l'eau ou de 45 kg dans le cas d'un ULM multiaxe biplace destiné à être exploité sur l'eau.- La vitesse de décrochage est inférieure ou égale à 70 km/h.CLASSE 4 : L'autogyreUn autogire ultra-léger répond aux conditions techniques suivantes :- La puissance maximale continue est inférieure ou égale à 85 kW pour les monoplaces et à 105 kW pour les biplaces.- La masse maximale est inférieure ou égale à 330 kg pour un monoplace et à 500 kg pour un biplace ; ces masses peuvent être augmentées de 15 kg dans le cas d'un autogire monoplace équipé d'un parachute de secours ou de 25 kg dans le cas d'un autogire biplace équipé d'un parachute de secours, et de 30 kg dans le cas d'un ULM autogire monoplace destiné à être exploité sur l'eau ou de 45 kg dans le cas d'un ULM autogire biplace destiné à être exploité sur l'eau.- La charge rotorique à la masse maximale est comprise entre 4,5 et 12 kg/m².CLASSE 5 : L'aérostat ultra-légerUn aérostat ultra-léger répond aux conditions techniques suivantes :- La puissance maximale continue est inférieure ou égale à 75 kW pour les monoplaces et à 90 kW pour les biplaces.- Le volume de l'enveloppe d'hélium est inférieur ou égal à 400 m3 (900m3 sous conditions).- Le volume de l'enveloppe d'air chaud est inférieur ou égal à 1200 m3 (2000 m3 sous conditions).CLASSE 6 : L'hélico ultra-légerUn hélico ultra-léger répond aux conditions techniques suivantes :- La puissance maximale continue est inférieure ou égale à 85 kW pour les monoplaces et à 105 kW pour les biplaces.- La masse maximale est inférieure ou égale à 330 kg pour les monoplaces et à 500 kg pour les biplaces. Ces masses peuvent être augmentées de 15 kg dans le cas d'un hélicoptère ultraléger monoplace équipé d'un parachute de secours ou de 25 kg dans le cas d'un hélicoptère ultraléger biplace équipé d'un parachute de secours, et de 30 kg dans le cas d'un hélicoptère ultraléger monoplace destiné à être exploité sur l'eau ou de 45 kg dans le cas d'un hélicoptère ultraléger biplace destiné à être exploité sur l'eau.- La charge rotorique à la masse maximale est comprise entre 8 et 20 kg/m². 2.2 Temps de référence en aéronautique :En matière de circulation aérienne, le temps de référence est le temps universel coordonné (UTC).L'heure UTC (Universal Time Coordinated) est l'heure de référence internationale. Elle correspond aussi à l'heure GMT (Greenwich Mean Time) et à l'heure Z (Zulu).Lorsqu'il est 0 heure UTC, il est minuit à Greenwich (en Angleterre), sur le méridien de longitude zéro.En France en horaire d'été, l'heure légale est en avance de 2 heures sur l'heure UTC, en horaire d'hiver l'heure légale est en avance d'une heure sur l'heure UTC. 2.3 Définition de la nuit aéronautique :En France métropolitaine, la nuit aéronautique débute à l'heure du coucher de soleil plus 30 minutes et se termine à l'heure du lever du soleil moins 30 minutes. 2.4 Définitions et abréviations utiles pour l'examen théorique et pratique ULM :Avion : aérodyne entraîné par un organe moteur et dont la sustentation en vol est obtenue principalement par des réactions aérodynamiques sur des surfaces qui restent fixes dans des conditions données de vol.Hélicoptère : aérodyne dont la sustentation en vol est obtenue principalement par la réaction de l'air sur un ou plusieurs rotors qui tournent, entraînés par un organe moteur, autour d'axes sensiblement verticaux.Aéronef : Tout appareil qui peut se soutenir dans l'atmosphère grâce à des réactions de l'air autres que les réactions de l'air sur la surface de la terre.Aérodyne : aéronef tirant principalement sa portance de forces aérodynamiques (avion, planeur, aile volante, hélicoptère, multicoptère, ... ).Aérostat : aéronef tirant principalement sa portance de forces aérostatiques (ballon à gaz, montgolfière, dirigeable, ... )ZIT : zone temporaire, à pénétration interdite.ZRT : zone temporaire, à pénétration restreinteAbréviations :zones de contrôle : CTR (Control Traffic Region)Régions de contrôle : CTA (Control Traffic area)Voie aérienne : AWY (Airway).Région de contrôle terminale : TMA (Terminal Area)Centre d'Information de Vol : CIVContrôle du trafic aérien : ATC (Air Traffic Control)Région d'information de vol : FIR (Flight Information Region) 2.5 Code transpondeur et procédure de panne radio :Le transpondeur permet au contrôleur de vous identifier, voici les codes que vous devez utiliser si nécessaire :7500 : intervention illicite7600 : panne radio7700 : Détresse
En cas de panne radio, en plus d'afficher le code 7600, vous devez respecter certaines procédures :- Si la panne radio a lieu avant la clairance d'intégration dans le circuit d'aérodrome, vous ne devez pas vous intégrer, sauf en cas d'urgence.- Si la panne radio a lieu après la clairance d'intégration dans le circuit d'aérodrome, vous poursuivez jusqu'à l'atterrissage, en accord avec d'éventuelles instructions complémentaires transmises par signaux visuels. 2.6 Signaux en vol et au sol, air à signaux :En cas de panne radio, la tour de contrôle peut vous envoyer des signaux :
Au sol:Eclats rouges : dégagez l'aire d'atterrissage en serviceEclats blancs : retournez à votre point de départ sur l'aérodromeEclats verts : autorisez à circulerRouge fixe: arrêtezVert fixe: autorisez au décollage
En vol:Eclats rouges : n'atterrissez pas, aérodrome dangereuxEclats blancs : atterrissez immédiatement et dégager l'aire d'atterrissageEclats verts : revenez pour atterrirRouge fixe : cédez le passage à un autre aéronefVert fixe : autorisez à atterrirLorsque vous arrivez sur un aérodrome non contrôlé, vous pouvez connaître certains détails sur l'aérodrome en regardant l'aire à signaux.Voici les différents signaux que vous pourrez apercevoir et leur signification :Mise à jour ces 8 derniers mois
